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L’avenir des VU lorsque l’Europe passera au tout électrique

véhicule utilitaire

L’avenir zéro émission de carbone sur les routes se profile à l’horizon. L’Europe est le premier à faire le pas et prévoit d’abandonner complètement le moteur thermique en 2035, du moins pour les nouvelles voitures.

Les fabricants automobiles commencent à se tourner entièrement vers les moteurs électriques. Mais qu’en est-il des Véhicules utilitaires et des engins lourds. Passeront-ils également à l’électrique ? Sûrement, mais nous allons vous montrer que ce n’est pas aussi facile que pour les voitures légères.

Le bon vieux diesel, la puissance à bas régime

En presque 50 ans, deux types de motorisations principaux ont été retenus pour les automobiles : le moteur à essence et le moteur diesel. Le moteur à essence est surtout réservé aux voitures légères, qui ont surtout besoin d’être rapides, de moins polluer et d’être moins bruyantes.

Le moteur au diesel, en revanche, est réservé aux véhicules lourds comme les 4×4, les véhicules utilitaires comme les Unimog, les camions pour le transport, les gros engins, etc. Ces gros engins ont besoin de beaucoup de puissance et seul le diesel classique en est vraiment capable.

En effet, ce moteur a l’avantage de délivrer beaucoup de puissances à bas régime.

Les VU en électrique, un problème de taille

Au moment de passer à l’électrique et lorsqu’on parle de VU et d’engins lourds, c’est surtout sur cette question de puissance qu’on s’attarde. En effet, les nouveaux modèles électriques seront-ils aussi puissants que ces devanciers aux moteurs diesel ?

Effectivement, la puissance n’est pas seulement un confort secondaire, elle est réellement nécessaire dans certaines situations. Et force est de constater que pour l’instant, ce n’est pas le cas.

Nous allons vous parler du cas d’un modèle connu : celui du Renault Master III, le plus gros VU de la marque française. Cette voiture est proposée en plusieurs motorisations, mais nous allons nous attarder sur deux modèles : la ZE tout électrique et la dCi au diesel classique.

En réalité, la différence flagrante entre les deux modèles se trouve au niveau de la charge utile. En effet, la ZE ne peut pas dépasser les 1,37 tonne tandis que la dCi est capable d’embarquer jusqu’à 2,1 tonnes.

En réalité, la difficulté n’est pas vraiment au niveau du moteur proprement dit, mais au niveau de l’énergie dont le moteur a besoin pour délivrer plus de puissance.

En effet, il n’est pas impossible de fabriquer des moteurs puissants, mais comment les faire fonctionner sur une voiture ? La solution la plus facile, c’est d’ajouter plus de batteries, mais la voiture sera encore plus lourde et le problème grandit, donnant au final un cercle vicieux qui ne s’arrête pas.

Pour illustrer, le moteur installé dans la Renault Master III ZE est le même que celui installé dans une Renault Zoe. La marque aurait pu fabriquer un moteur plus puissant, mais à défaut de pouvoir lui donner une énergie qui peut le faire marcher correctement, elle a décidé de garder le petit moteur de 57 kW de la Zoe. Enfin, l’autre problème, c’est que les batteries prennent également beaucoup de place que la voiture ne possède pas forcément.

Les nouvelles technologies pour la fabrication des batteries : la solution

Ainsi, y aura-t-il un avenir pour les VU et les engins lourds dans un monde tout électrique ? De toute façon, le choix ne se pose plus vraiment, des solutions doivent être trouvées.

Et d’après les dernières tendances, elles se trouvent au niveau des batteries, et non des moteurs eux-mêmes. En effet, la difficulté se situe surtout au niveau de la puissance utilisée par le moteur. Afin d’alimenter des moteurs plus puissants à l’heure actuelle, il faut plus de batteries qui prennent de la place et qui sont lourdes. Il suffit donc de trouver comment créer des batteries plus performantes en termes de capacité, d’autonomie, de poids, de volumes, etc.

Tesla, l’entreprise américaine qui s’est positionnée comme un véritable pionnier dans le domaine des véhicules électriques, semble être sur la bonne voie sur le sujet. La nouvelle batterie, qu’elle a nommée « cellule 4680 » et qu’elle prévoit de sortir en 2023, le confirme. Cette dernière est justement prévue pour équiper trois modèles de véhicules électriques : la Cybertruck qui est 4×4 et la Semi qui est un poids lourd.

 

 

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